Création de haie
Haies naturelles, champêtres, fruitières ou cas particulier haie de bambou
Il y a de multiples manières de concevoir une haie : elle apporte discrétion, abrite du vent, œuvrant comme clôture, ou encore habille votre environnement en jouant sur les couleurs comme sur les fruits.
Ici sont présentés quelques exemples mais les variations sont presque infinies.
Un principe de base est que le choix de plantations d’essence locale rend leur développement et leur culture particulièrement facile.
Haie vive, champêtre, fruitière favorisant les pollinisateurs, de saules tressés les déclinaisons sont nombreuses.
Remémorez-vous lors de vos vacances ou de vos souvenirs d’enfance, pour ceux qui ont connu cela, quand les campagnes étaient couvertes de bocages. Ces évocations réjouissent notre cœur par les images pittoresques de campagne où l’esprit trouvait aisément de quoi se régénérer.


Les haies plessées sont un héritage lointain qui permettaient de nourrir le bétail, et pas uniquement d’herbe, et celui-ci ne s’en portait que mieux. Dans le temps, les bocages étaient délimités par des haies vives ou plessées, ce qui avait pour avantage de bien fermer l’espace tout en apportant rameau et feuillage comme aliment. Cette technique a été préservée et offre de magnifiques possibilités comme clôtures, autant esthétiques que fonctionnelles.
Le bambou, un cas particulier :
Ce groupe d’espèces formant des buissons plus ou moins denses, bien que n’étant pas originaire d’Europe, permet de créer haies et massifs verts toute l’année et faciles d’entretien. De plus, le bambou traîne derrière lui une réputation imméritée. Correctement installé, un massif ou une haie de bambous ne déborde pas de l’emplacement qui lui a été assigné. Il est très facile de choisir et stabiliser la hauteur de la haie. Une fois bien installés, ces végétaux sont faciles de taille et d’entretien. Ils sont un abri recherché pour les petits passereaux en hiver, d’autant plus que leurs prédateurs n’arrivent pas à se glisser dans les branchages trop souples et trop denses.
Une haie de bambous, une fois en place, peut se révéler aussi infranchissable qu’une clôture.
Permettez-moi de vous rendre attentif à quelques points. Au début de son installation, l’apport d’eau favorise grandement sa croissance. Les premières années, il peut s’avérer sensible à la chlorose (jaunissement des feuilles dû à une eau trop calcaire). Une fois bien enraciné, ce problème disparaît. Dans nos contrées, le froid limitera sa hauteur définitive. Pour exemple : une même espèce peut atteindre 12 m au bord du lac Léman (altitude 372 m) mais moins de la moitié à Cuarnens (altitude 630 m) où sa croissance sera aussi plus lente.