Nichoirs et mangeoires pour oiseaux
Des nichoirs et mangeoires à oiseaux, pourquoi ?
En plus de la beauté et des sentiments que peuvent procurer ces petits abris accrochés aux arbres et façades, il y a d’autres raisons plus profondes et plus urgentes pour la pose de nichoirs et mangeoires.
Selon une étude publiée dans le journal scientifique Ecology Letters, plus de 421 millions d’oiseaux ont disparu uniquement en Europe ces 30 dernières années !
Sur la commune de Lausanne plusieurs dizaines d’espèces ont disparu en 20 ans.
Peut-être serait-il judicieux d’entreprendre quelque chose à notre niveau dans notre environnement direct pour favoriser l’avifaune. En respectant quelques règles simples de base, les mangeoires et nichoirs sont faciles d’accès matériellement et financièrement.
Du bon sens paysan
Dans ma prime enfance, je me souviens du verger d’un grand-père, verger à l’abord austère dont tous les arbres portaient un nichoir. A l’époque, pour lui, tous les animaux avaient un rôle plus ou moins bien définis d’animal de rente. Ayant traversé plusieurs grandes crises et deux guerres, les sentiments et émotions n’avaient pas beaucoup de place. Ce faisant, il s’assurait sans autre traitement que les insectes, qui auraient pu parasiter les fruits, aient des prédateurs à qui «parler». Ces nichoirs faisaient littéralement partie du patrimoine. Ils étaient régulièrement entretenus et remplacés.
Pour information, une famille de mésanges consomme en 3 semaines 12’000 chenilles. Un roitelet de 6 grammes absorbe 9 gr. d’insectes quotidiennement durant sa saison.
La période la plus propice pour la pose des nichoirs est l’automne ou le début de l’hiver. Cela permet aux oiseaux de les repérer, de s’habituer à leurs présences et certaines espèces peuvent s’y réfugier durant les nuits froides. Mais vous pourrez aussi constater que des nichoirs posés au printemps sont immédiatement occupés tellement la crise du logement affecte aussi les oiseaux. Les nouvelles tendances architecturales des habitations humaines donnant dans l’asepsie n’offrent pour ainsi dire aucun abri à l’avifaune. L’environnement humain paradoxalement suréquipé dans le rationnel et l’économique à fait disparaître nombre de refuges et abris pour la faune sauvage en général.
contrairement à ça
Ou ça
Mangeoire :
S’il faut faire attention de ne pas mettre à disposition des aliments manufacturés (pain, déchets de cuisine, aliments salés) qui fragilise les oiseaux et, dans certains cas, peuvent leur être fatals; les fruits, graines et eau claire leurs seront d’un grand secours en plein hiver.
Un des défis des oiseaux durant les gels est de résister au froid alors que la nourriture s’est raréfiée; leur perdition thermique est maximale. Durant une nuit de gel, un individu peut perdre jusqu’à 10% de son poids. Il ne lui restera que la courte journée suivante pour compenser cette perte et continuer à survivre jusqu’au retour du chaud.
Après avoir pris quelques précautions pour éviter les parasites comme les rats, souris, renards, et les prédateurs tels que chats, corneilles et autres, une mangeoire, suivant sa localisation, peut vous permettre de voir défiler une cinquantaine d’espèces d’oiseaux.
S’ils s’y habituent, par grand froid, n’interrompez pas brutalement leur approvisionnement. Si vous partez pour les fêtes de fin d’année ou pour les relâches de février, demandez à un ami ou un voisin s’il serait d’accord de remplir une fois la mangeoire; ceci vous donnera plus de chance de retrouver «vos protégés et amis» à votre retour.
Les mangeoires ont un sens principalement en hiver durant les gels et la neige mais pas entre le printemps et la fin de l’automne.
10 ans aux intempéries et presque pas une ride !
De nombreux styles sont possibles
Exemples de réalisation. Les nichoirs sont selon votre choix réalisés avec les matériaux trouvés sur le moment ou confectionnés avec des pièces bien sèches au fond de l’atelier.